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jeudi 4 décembre 2008

Cisco fournisseur de serveurs ! [Dell, HP, IBM

Ce matin s'ouvre la conférence annuelle d'EMC à Paris, EMC Forum au CNIT Paris la Défense, à laquelle je me rends. En parcourant le programme, deux petits points méritent particulièrement toute attention.

- La conférence démarrera notamment avec un keynote de Cisco. Si l'on connait désormais (et beaucoup plus depuis VMworld à Las Vegas) les intentions du géant en matière de virtualisation (Nexus 1000V), sa présence est tout de même notable. Cisco n'a pas choisi EMC par hasard. Et n'a pas envoyé depuis San Francisco Edouard Bugnion, ex-Nuova Systems et désormais responsable de la business Unit sur la Virtualisation chez Cisco, pour rien.
Les rumeurs ces derniers jours à propos de Cisco investissant le dernier créneau sur lequel il n'était pas : les serveurs. Beaucoup de blogs (et notamment celui de mon ami DS 45), annoncent la sortie prochaine (en 2009 en tous les cas), d'un serveur lame made in Cisco, une première pour le constructeur, qui entrera directement en compétition avec Dell, HP, IBM ... Je cite DS45 : "cette lame système intégrerait ses nouveaux commutateurs Nexus 5000. La société vend déjà un serveur physique, le Wide Area Application Services (WAAS), destiné à déployer les services d'infrastructure tels que le DNS et le DHCP pour les sites distants. Ce serveur est livré avec Windows Serveur 2008 pré-installé (et récemment dévoilé avec un moteur de virtualisation)". Ce moteur de virtualisation est probablement celui de VMware.
Il est désormais connu (officieusement, mais tout le monde en parle), que ESX 4.0 devrait être lancé pour 2009, et probablement lors de VMworld à Cannes en février. Cisco devrait surfer sur cette vague pour annoncer également ces nouveaux produits. Cisco est très impliqué avec VMware, et a investi fortement ces derniers mois dans la compagnie. Cisco et VMware, on l'a compris, vont dessiner les prochaines tendances du datacenter en 2009.

Reste la partie stockage.
Il fut un temps j'entendais que le trio gagnant pour un projet de virtualisation était VMware, Cisco, Netapp. EMC aurai-il décidé de reprendre la main sur son concurrent ?

Sûrement, et c'est ce qui m'amène à l'autre point intéressant du programme de la conférence. L'omniprésence de la virtualisation de serveurs (et de VMware) dans le programme. EMC, géant du stockage, n'a jamais autant insisté sur ses relations avec VMware. Normal, me direz-vous. Oui. Mais j'aurais envie de vous répondre : ENFIN. EMC a mis un temps infini à vraiment parler de sa stratégie avec VMware. Ce n'est que lors de VMworld à Las Vegas il y a trois mois qu'il a vraiment commencé à parler de ses relations technologiques entre VMWare Infrastructure ses propres développements côté stockage.
Il fut un temps où EMC agissait plus que bizarrement. A la question, "pourquoi avez vous racheté VMware ?", j'entendais la réponse saugrenue "Ils ont une technologie serveur intéressante. Mais est les premiers surpris de ce succès". Pour la plupart, aucun interlocuteur e semblait avoir été briefé sur la véritable stratégie. Il y a quatre ans, quand j'évoquais la possibilité d'une virtualisation globale (serveurs, stockage, réseau) EMC me répondait : "non, virtualisation du stockage et serveurs sont deux choses différentes, et le réseau, ce n'est que de la connexion". Depuis le début, j'étais bien convaincue que si Joe Tucci, CEO d'EMC, avec acheté VMware, il devait bien avoir une raison technologique, au delà de la raison commerciale. Et il a fallu attendre que Netapp -concurrent de EMC- se place en plate-forme de choix pour la virtualisation, pour que EMC réagisse. D'ailleurs, EMC a mis deux ans à réagir. Il y a deux ans, Dave Hitz, CTO de Netapp, annonçait sur son blog que Netapp et VMware, était la combinaison gagnante pour un projet de virtualisation réussi. VMware était même presque gêné de montrer que oui, sur leur stand à VMworld (à Cannes l'an dernier), c'était bien des baies NetApp qui servaient pour la démo. On va bien voir ce qui sera dit lors de la conférence...


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mardi 2 décembre 2008

Poste de travail : le client universel de VMware disponible [comme prévu]

Comme nous l'indiquions dans un de nos derniers posts il y a quelques jours, VMware lance aujourd'hui VMware View, sa nouvelle génération de VDI (Virtual Desktop Initiative), annoncée lors de VMworld à Las Vegas en septembre dernier. Pour VMware, c'est une "révolution", la première solution de "client universel" du marché, une solution bout-en-bout pour gérer les postes de travail et les applications virtuelles. Comme Réza Malekzadeh de VMware le décrit (video), le poste de travail "suit" l'utilisateur (qui dispose donc de son PC "MyView") quel que soit le terminal.
Il est clair que 2009 sera l'année du poste client virtuel. VMware donne le véritable coup d'envoi de cette nouvelle guerre à laquelle vont livrer les acteurs de la virtualisation. Réza Malekzadeh m'avait confié il y a un an que VDI arrivait à maturité, il semblerait que ce soit réellement aujourd'hui que les choses deviennent sérieuses.

Quoiqu'il en soit, pas de véritable scoop sur cette annonce, puisque tout avait été dévoilé lors des derniers salon de l'éditeur. Si ce n'est qu'on en sait un peu plus sur le packaging de l'offre et ses tarifs, et les fonctionnalités qui le composent. Du concret, donc.

View est très attendu par les entreprises. Beaucoup d'entre elles ont ces derniers mois réalisé des Proof of Concept (maquettes) avec une infrastructure VDI pour faire évoluer leur parc de poste de travail. Peu sont passées en production, notamment parce que l'offre VDI manquait de maturité. Certains ont même déployé des maquettes avec la concurrence, à savoir Citrix ou Microsoft, et ont encore du mal à trancher. View tiendra-t-il ses promesses ? Le client universel fait rêver, et VMware a désormais du répondant avec View.

En détail, VMware View comprend donc :

-View Composer, qui s'appuie sur les technologies de clones liés, sorte de déduplication de machines virtuelles, qui permet d'optimiser le stockage, un des points noirs de l'approche VDI. View Composer permet de mettre à jour les PC de manière plus rapide.
-une fonction expérimentale (à savoir disponible mais sans support) Offline Desktop, qui permet de travailler en mode non connecté, puis de se synchroniser une fois online. La version définitive devrait être intégrée dans les prochaines versions en 2009.
-L'intégration de ThinApp, la virtualisation d'applications.
-un nouveau broker de connexion, View Manager 3 (en fait VDM 3) qui permet le manager de manière centralisée tous les devices. View Manager prendra encore plus de saveur quand VMware aura développé la virtualisation sur mobile (issue du rachat de Trango)
-la gestion des imprimantes (virtualisation des drivers) avec Virtual Printing
-Multimedia Redirection
-Unified Access

On en sait plus sur le packaging. Il y aura deux éditions qui diffèrent sur les fonctionnalités offertes et le prix bien sûr.

  • VMware View 3, Enterprise Edition : inclut VMware Infrastructure Enterprise Edition et VMware View Manager 3,
  • VMware View 3, Premier Edition : réunit VMware Infrastructure Enterprise Edition, VMware View Manager 3, VMware ThinApp et VMware View Composer

  • VMware View 3 Enterprise Edition est disponible à partir de 150 $ par connexion simultanée et VMware View 3 Premier Edition à partir de 250 $ par connexion simultanée.


    VMware View 3 est d'ores et déjà disponible dans les bacs des quelques 20 000 revendeurs agréés.


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    lundi 17 novembre 2008

    Client Universel : VMware View dispo le 2 décembre ? [VMware y ajoute la virtualisation mobile]



    Selon un post du Forum VMware, VMware View sortirait le 2 Décembre 2008. Il s'agit d'une évolution de VDI- VMware le nomme le client universel-, à savoir une solution de bout-en-bout pour gérer les postes de travail et applications virtuelles. Le package comprend VDI (poste de travail), ThinApp (Applications) et View Composer, ce petit nouveau chargé de gérer des images de postes clients, de les provisionner, faciliter les mises à jour sans intervention sur les postes clients. Les autres composantes du client universel, comme View Manager devraient sortir en 2009.
    Je profite de cette news pour revenir sur le rachat de Trango par VMware annoncé la semaine dernière, qui a un lien avec View. Il y a deux ans, quand j'officiais encore à 01 Informatique, j'avais écrit un papier sur Trango Virtual Systems, cette start-up grenobloise qui savait, grâce à son hyperviseur ultra-léger fait maison, virtualiser les téléphones mobiles et terminaux embarqués. J'avais titré à l'époque cet article "Trango, le VMware des mobiles", tant cela se rapprochait, dans le concept, de ce que faisait VMware dans le serveur. L'idée est simple : faire cohabiter plusieurs OS mobiles (Windows CE, Symbian etc...)
    Il faut croire que j'avais eu du nez, puisque VMware a annoncé la semaine dernière le rachat de cette société (acquisition quien fait eu lieu en octobre, pour un montant non communiqué). Entre parenthèses, on peut être fiers que VMware se soit intéressé à une start-up française ! Il est vrai que sur ce secteur, la virtualisation des mobiles, peu d'acteurs sont sur le créneau. VirtualLogix (financé notamment par Intel) est le concurrent le plus direct de Trango avec une offre similaire.
    Qu'est ce qui a fait la différence ? La technologie de Trango : l'hyperviseur de Trango Virtual Processors tourne en mode privilégié dans le noyau des processeurs. Ce qui assure la sécurité de l'ensemble des machines virtuelles. Celles-ci tournent en mode utilisateur et n'ont donc pas accès aux instructions du processeurs permettant de configurer la sécurité. Les machines virtuelles sont donc très cloisonnées.
    Pourquoi VMware a-t-il racheté cette société ? Pour étendre ses compétences en matière de virtualisation. Leader sur le serveur, bien positionné sur le poste de travail et les applications, le marché des mobiles restait encore un secteur non investi par l'éditeur. Pour VMware, c'est entrer sur un marché colossal. Opérateurs et fournisseurs de téléphones mobiles, voire acteurs du M2M sont potentiellement intéressés pour ce type de solutions. Mais VMware, avec une offre qu'il a baptisé MVP (Mobile Virtualization Platform), complète ainsi sa vision VMware View. En touchant aussi les mobiles, l'approche "bout-en-bout" de VMware View prend encore plus de sens.

    Pour mémoire le résumé de Réza Malekzadeh de VMware, sur cette approche de Client Universel.



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    lundi 10 novembre 2008

    Certains préfèrent déjà...Microsoft Hyper-V ! [Petit à petit ...]










    Aussi surprenant que cela puisse paraître, en à peine trois mois de disponibilité, Hyper-V a déjà bon nombre d'adeptes. Lors d'un dîner VIP organisé par Microsoft il y a quelques jours, auquel j'ai eu la belle opportunité de participer, trois clients étaient présents et ont confirmé ce que les inconditionnels de la virtualisation sous VMware estiment impossible : Hyper-V convainc ! 

    "On est là où on voulait être. On a failli rater le créneau, mais tant mieux, on y est. Tout se passe comme prévu, et pour le reste, ce n'est plus qu'une question de mois" a assuré Alain Le Hegarat, Microsoft lors de ce dîner. Oui, Microsoft est content de lui.

    Parmi les invités, étaient présents Bouygues Construction (Structis), EDF et Systalians, qui sont en phase de réflexion ou déjà en production avec Hyper-V.
    C'est le cas de EDF, qui est venu à Hyper-V pour son projet VDI (qui n'est pas encore en production). L'entreprise s'interroge encore sur le choix de l'hyperviseur, même si le chef de projet est pratiquement certain du choix de Hyper-V dans les semaines à venir. Entrés dans la virtualisation par le poste de travail, l'entreprise envisage de consolider une partie de ses serveurs en 2009.
    Systalians, quant à lui, était déjà un utilisateur de Virtual Server R2, et l'évolution vers Windows Server 2008 et Hyper-V lui semblait plus que naturelle. C'était aussi le cas de Structis, utilisateur de Virtual Server 2005, qui est passé en septembre en production avec Hyper-V pour la consolidation de 150 serveurs vers 6, dans une configuration cluster à 6 noeuds. Structis a utilisé Quick Motion (migration P2V), et est ravi que SCVMM soit enfin disponible.
    Je reviendrais bientôt avec plus de détails sur ces projets.

    Microsoft a également cité le nom de plusieurs sociétés françaises qui auraient aussi déjà fait ce choix aujourd'hui : Oberthur, Arkema (voir vidéo ci dessous), BNP Arval, CFE-CGC, la Ville de Guérande, Auchan Magasins, la Mairie de Montigny-les-Metz. 

    Les raisons principales du choix par ces clients ?

    Si pour ces clients, VMware est un candidat de choix et presque évident pour leurs projets de virtualisation, les raisons qui ont fait basculer (ou qui vont faire basculer) le choix vers Hyper-V sont :

    -le TCO (certains clients ont avancé un rapport de 15 à 20 fois moins cher qu'avec VMware...)
    -rapidité de prise en main
    -rapidité de mise en oeuvre
    -haute disponibilité
    -console d'administration qui gère à la fois ESX et Hyper-V
    -serveurs windows répandus dans les infrastructures
    -performances sur le stockage : l'accès au stockage serait, en termes d'I/O, équivalent que les machines soient physiques ou virtuelles, selon une étude menée par la société de service Alcane.

    Sur ce dernier point, Microsoft aurait également d'autres atouts : DPM (Data Protection Manager), qui permet la sauvegarde à chaud des VM, la copies de fichiers, et le patching de VM Offline (outil basé sur l'outil d'administration SCVMM), mais aussi les technologies présentes dans Windows Server 2008 comme MPIO (Multipath I/O, à savoir accélération de flux et capable de gérer le failover, ce qui rend le clustering presque inutile), et de la nouvelle version SMB 2.0, qui améliore (8 fois, selon MS) la copie de fichiers. 
    Hyper-V et MPIO pourrait être une combinaison gagnante pour optimiser les échanges avec les machines virtuelles, dans le cadre de projets de clustering ou de PRA par exemple.

    D'autres atouts viennent aussi de la combinaison de serveurs équipés de processeurs Intel 7400 (nom de code Dunnington, qui devrait être officiellement lancé en France mercredi prochain, le 19), qui disposent de fonctionnalités parfaites pour Hyper-V, à savoir :
    -Intel VT Transition Latency Reduction, qui améliore les performances de Hyper-V. Selon Intel, la commutation de machine virtuelle a été considérablement améliorée.
    -Intel Hyper-V Scheduler, qui permet d'optimiser le débit en fonction des machines virtuelles.
    Ces technologies, selon Intel, sont aussi de bons palliatifs en attendant la migration à chaud de machines virtuelles, fonctionnalité qui ne devrait arriver que dans la version R2 de Windows Server 2008. A noter également, Intel Hyper-V Power Management, qui permet de réduire la consommation électrique, en tenant compte du mode idle. Je reviendrais sur ces points prochainement. 

    Tous ces points sont confirmés par Ronald Bailey, Directeur Technique d'Avanade, à qui j'ai posé quelques questions sur le sujet (voir vidéo) lors d'une micro-conférence Microsoft dédié à la virtualisation en octobre dernier. Ronald a également décrit le projet de la société Arkema, qui a déployé Hyper-V dans bon nombre de ses agences. 

    Un bon exemple pour confirmer que Microsoft risque d'être très fort sur des projets de moyenne envergure, dans les agences, mais aussi partout là où les clients n'ont pas de projets demandant migration à chaud et très haute disponibilité, là où VMware est encore très fort. 

    Qu'en pensent les VMware addicts ?

    En vidéo :
    L'interview de Ronald Bailey :



    La success story Arkema qui a choisi Hyper-V pour ses agences : 




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    lundi 3 novembre 2008

    VMware : Intel revend ses parts [Préférerait-il Microsoft ?]

    Cisco a renforcé sa participation au capital de VMWare en rachetant la semaine dernière 500 000 actions à Intel pour une valeur de 13,3 millions de dollars. Cisco détiendrait donc 1,7 % de VMware. Pour l'heure, peu de commentaires circulent sur cet achat surprise. Le communiqué de Cisco explique que l'objectif est de renforcer "la forte collaboration entre Cisco et VMware, pour l'élaboration de solutions à l'intersection entre la virtualisation et le réseau". Côté Cisco, rien d'illogique dans cette action : le géant a de plus en plus besoin de s'adosser à un hyperviseur, et même si certaines rumeurs le faisaient racheter Citrix prochainement, il semblerait que ESX soit préféré à Xen. Dans le milieu, on parle souvent d'une combinaison gagnante, entre la technologie VMware, et les commutateurs Cisco. L'annonce en septembre dernier du commutateur virtuel Nexus 1000Ven est un bon exemple.

    Le mystère Intel

    En fait, la partie la plus surprenante et mystérieuse de cette nouvelle reste celle sur Intel. Pourquoi le fondeur revend-il ses parts ? L'été dernier, d'autres rumeurs circulaient sur un éventuel rachat de VMware par le fondeur. Bien que ce ne soit qu'une rumeur, les actions conjointes entre les deux sociétés signifiaient bien leur forte entente. La crise économique qui bat son plein aurait-elle contrainte le fondeur à récupérer des liquidités ? Peut-être, bien que les derniers résultats trimestriels soient bons (chiffre d'affaire en progression de 1,25% pour atteindre 7,48 milliards d'euros). Mais Paul Ottelini, le CEO de Intel, est quand même resté prudent sur les prévisions pour le trimestre prochain. Tentons une autre possibilité : Intel se désintéresserait-il de VMware, tout occupé qu'il est à promouvoir ses technologies avec Microsoft ? Récemment, j'ai été intriguée de voir à quel point Intel défendait Hyper-V lors de conférences organisées par ce dernier. A la question : "Et VMware dans tout ça ?" que j'ai posé lors d'une de ces conférences, Intel s'était largement défendu en clamant qu'ils continuaient bien évidemment à travailler avec VMware, mais qu'ils ne pouvaient pas ignorer Hyper-V, tout comme ils n'ignoraient pas les autres hyperviseurs (Pat Gelsinger d'Intel avait fait un keynote à Citrix Synergy en Mai dernier). Intel et Microsoft travaillent depuis longtemps sur de multiples fronts, leur collaboration n'a effectivement rien d'une surprise. Et c'est bien normal pour un fondeur, d'être sur tous les fronts. N'empêche, j'aimerais avoir les commentaires de VMware et d'Intel sur cette annonce.

    DERNIERE MINUTE : selon TheStreet.com, Intel aurait également vendu la semaine dernière le même volume à EMC, et s'apprêterait à partir d'aujourd'hui, de vendre encore pour 3,75 millions de parts. Intel revendrait ainsi la moitié de ses parts. Selon l'article, l'analyste Doug Freeman n'y voit aucun mouvement stratégique, mais un mouvement normal en bourse, pour compenser pertes et profits.


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    [Coin de table] Focus sur les nouvelles technos de VMware [Partie 3 : le commutateur virtuel avec Cisco]

    Alors que Cisco investit de plus en plus dans VMware, l'occasion est bonne pour rappeler ce que les deux sociétés ont développé conjointement.
    Dernière partie de nos coins de table avec Sylvain Siou, Directeur Technique de VMware, voilà donc la partie réseau, avec le commutateur virtuel qui a été annoncé à VMworld 08 à Las Vegas.
    Cisco a d'ailleurs posté également sur son site un webcast sur le sujet.

    L'explication de Sylvain :


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    jeudi 23 octobre 2008

    [Coin de table] Focus sur les nouvelles technos de VMware [Partie 2 : Fault Tolerance]











    HA est une fonctionnalité incontournable pour la plupart des clients VMware, mais dans certains cas, elle est insuffisante : cette approche induit généralement quelques secondes de latence lors du basculement d'une machine virtuelle à l'autre, quelques secondes insupportables pour certains.
    VMware a donc développé une technologie, Fault Tolerance : plutôt que de basculer une machine virtuelle d'une machine à l'autre (c'est ce qui crée le temps de latence), Fault Tolerance crée simultanément une copie conforme d'une machine virtuelle donnée. Tout ce qui se passe dans l'une est copié en miroir dans l'autre. Si jamais une machine virtuelle tombe, l'autre prend le relais.
    Une fonctionnalité logicielle qui a de quoi contrarier les acteurs de la tolérance de panne "classique" (à savoir, à base de matériel), comme Stratus ou Nec. Ces derniers sont d'ailleurs aussi partenaires de VMware pour justement adresser la problématique du temps de latence dans des configurations à très haute disponibilité.

    Sylvain Siou, Directeur Technique de VMware, nous explique, sur un "coin de table", comment fonctionne cette fonctionnalité et comment elle se différentie des autres solutions.


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    mardi 21 octobre 2008

    [Coin de table] Focus sur les nouvelles technos de VMware [Partie 1 : Les clones liés]

    VMworld 08 a été difficile à digérer tant il y a eu de nouveautés annoncées. Lors du Virtualization Forum qui s'est tenu il y a quelques jours au Carrousel du Louvre, j'ai profité de la présence du Directeur Technique de VMware, Sylvain Siou pour faire le point sur quelques technos (sous la forme d'une mini explication sur paperboard, d'où le nom "coin de table") : les clones liés (linked clones), la fonction Fault Tolérance, qui devrait faire partie de la prochaine version de ESX l'an prochain, et les commutateurs virtuels, fonctionnalité développée conjointement avec Cisco.
    Je commence par la première, les clones liés, bien qu'elle ne soit pas complètement nouvelle (VMware en avait parlé déjà à Cannes, lors de VMworld Europe en février dernier). Sorte de déduplication de machine virtuelle, cette fonctionnalité permet de faire gagner considérablement en espace de stockage. Cela peut avoir un intérêt fort dans le cas des déploiements VDI, les machines virtuelles (postes de travail virtuels) d'un parc ayant souvent beaucoup de similitudes.


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    lundi 6 octobre 2008

    Zane Adam, Microsoft : "Je n'aimerais pas être à la place de VMware aujourd'hui"


    Lors des Microsoft Days "Spécial Lancements" qui se sont tenus à la Porte Maillot jeudi dernier, et en marge des annonces officielles de Steve Ballmer, s'est déroulé un micro-salon dédié à la virtualisation. Pas d'annonce fracassante cette fois-ci (on ne peut pas en faire tous les mois), même si Microsoft était content d'annoncer la disponibilité (prévue) de Hyper-V Server (version light de hyper-V) J'ai eu l'occasion par contre de rencontrer Zen Adam, Senior Director Microsoft Virtualization chez Microsoft, qui est revenu sur la stratégie de l'éditeur, et sur l'annonce du cloud computing de la veille à Londres par Ballmer. Résultat : Microsoft est d'une confiance absolue quant au succès de hyper-v, et reste persuadé que VMware a du souci à se faire à l'avenir...La méthode Coué, ça marche aussi avec les hyperviseurs.

    Quelle est la stratégie de Microsoft aujourd'hui ?

    Notre stratégie n'a pas changé. Nous voulons couvrir la virtualisation de bout en bout, depuis le poste de travail jusqu'au datacenter, en passant par les applications. Et nous avons un outil d'administration performant.

    Qu'est ce qui vous différentie des autres, notamment de VMware ?

    Deux choses : le prix et la réduction de la complexité. Notre offre est imbattable au niveau du prix (voir capture), et notre offre est complète, et ne nécessite pas de s'appuyer sur des offres de fournisseurs tiers pour la sauvegarde (nous avons DPM) ou l'administration. Cette simplicité à bas coût nous donne clairement l'avantage. En prime, nous avons déjà la capacité de fournir l'automatisation (automation), avec PRO Pack (proposée par Dell notamment), alors que ce n'est pas encore disponible chez VMware.

    La virtualisation n'est déployée qu'à 5% dans le monde. Croyez vous que certains retardataires attendaient l'offre de Microsoft pour se lancer ?

    Ce n'est pas ce que nous avons constaté. Certains clients ont virtualisé leurs serveurs car ils avaient besoin de le faire. Mais ils n'ont pas tout virtualisé, car cela devenait trop coûteux. Nous pensons que bientôt, certains utilisateurs de VMware utiliseront aussi hyper-v, et combineront les deux technologies. Nous sommes de plus capables d'administrer à la fois les serveurs virtuels ESx et les serveurs virtuels hyper-v. Nous parions sur le choix naturel des clients. Il y en a beaucoup qui utilisent windows. Selon les derniers chiffres de IDC, il y aurait 6 millions de serveurs windows. C'est bien plus que ce que la virtualisation a fait en dix ans ! 80 % des utilisateurs de ESX de VMware font tourner des serveurs windows dans leurs machines virtuelles. hyper-v est inclus dans windows server 2008 et notre outil d'administration est capable d'administer à la fois les machines virtuelles ESX et Hyper-V, et bientôt Xen.

    Certains critiquent le manque de fonctionnalités qui ont fait le succès de VMware.Que répondez vous ?

    HA ? La haute disponibilité fait partie de Windows. VMotion ? Notre LiveMigration n'est pas encore là, mais dans certains cas Quick Migration est largement suffisant.

    Et les partenaires ?

    Tout le monde est avec nous ! Il n'y a qu'à regarder les annonces de ces dernières semaines. Netapp, HP, Dell, et de nombreux autres ont annoncé leur compatibilité avec hyper-v. Concrètement, je n'aimerais pas être à la place de VMware aujourd'hui. C'est une société qui a lancé la virtualisation sur x86, mais aujourd'hui, elle est coincée par son modèle.

    Et la vision OS de VMware ? Vous allez aussi vers le cloud computing il me semble.

    Nous avons aussi annoncé il y a deux jours notre vision dans le cloud computing. VMware, dans ce domaine, va devoir combattre Amazon, Google, même Intel. Pour nous, c'est extrêmement stratégique. POur VMware, c'est difficile de bâtir un OS. Nous sommes fournisseurs d'OS depuis longtemps, nous en savons quelquechose.


    En prime, une petite vidéo de Zen Adam, démontrant pourquoi Microsoft est moins cher que VMware. Et aussi une slide avec le détail du calcul à la sauce Microsoft qui tente de prouver que utiliser la virtualisation chez Microsoft, est beaucoup moins cher que d'utiliser celle de VMware.






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    mercredi 17 septembre 2008

    [VMworld 08] VDI plus de problèmes de connexion client

    On le sait. Le concept de poste de travail virtuel est encore boudé par les entreprises. Dans une grande majorité des cas, c'est aussi parce que le protocole utilisé pour connecter les clients au serveur a encore de grandes faiblesses et rend l'expérience utilisateur difficile.
    De fait, quelques uns des acteurs impliqués dans le VDI, recherchent Red Hat va bénéficier de la technologie Spice de Qumrnet racheté la semaine dernière et Citrix a en tête une solution au problème qui porte encore le nom de Project APOLLO.
    VMware, jusque là, cherchait aussi une solution. Cisco est encore une fois venu à la rescousse de VMware, en adaptant son concept WAAS Wide Area Application Service) qui originellement permet d'accélérer les applications à travers le WAN. Je reviendrais là dessus dans un article dans l'eletter qui sortira la semaine prochaine.


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    mardi 16 septembre 2008

    [VMworld 08] VMware a désormais un OS

    Le keynote de Paul Maritz ce matin a confirmé tout ce qui circulait depuis quelques jours.
    Alors que les vendeurs d'OS- y compris Red Hat la semaine dernière- aimaient à répéter que l'ère des hyperviseurs, c'était fini, et que VMware était le seul compétiteur du marché à ne pas avoir d'OS. C'est désormais chose faite. VMware met en route un nouveau concept, une sorte de "système d'exploitation d'infrastructure" baptisé Virtual Datacenter Operating System (VDC-OS).
    Les fonctionnalités annoncées qui font partie de cette vision sont nombreuses, et je reviendrais ces jours prochains sur celles qui auront le plus d'impact. Elles ne seront de toutes les façons pour la plupart pas disponibles avant le premier quarter 2009 au plus tôt. En fait, elles devraient accompagner l'arrivée de ESX 4.0, en test actuellement chez quelques privilégiés.
    Citons néanmoins la tolérance aux pannes, le thin provisionning, et la déduplication de machines virtuelles (linked clones).


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    [VMword 08] VMware et le Cloud Computing [Des vApp, VDOS, vCLoud et autres v]

    Selon 01net, VMware annoncerait aujourd'hui sa vision de Cloud Computing (déjà amorcée l'an dernier), baptisée vCLoud, qui serait baptisée Virtual Datacenter OS (VDOS).Dans l'article, l'auteur confirme comme je l'annonçais dimanche le switch virtuel (vNetwork Distributed Switch) serait bien annoncé également, mais aussi comme prévu une solution de tolérance de panne VMware Fault Tolerance, de thin provisionning vStorage
    Côté application, l'offre se structurera avec des vApp et un outil d'administration vStudio. Le tout managé depuis vCenter.
    L'an dernier Steve Herrod, CTO de VMware, avait annoncé les v Services (vidéo sur son explication)
    Le salon ouvre ses portes dans un peu plus d'une heure. Paul Maritz devrait dérouler sa vision lors du keynote d'ouverture. A tout de suite.


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    lundi 15 septembre 2008

    [VMworld 08] Fusion 2.0 sera annoncé mercredi

    Mercredi 17, un keynote spécifique lors des sessions générales de VMworld 08 présentera les nouveautés de Fusion, l'outil de virtualisation pour Mac de VMware. La nouvelle version devrait être annoncée simultanément à Apple Expo Remix 08 qui ouvrira ses portes aussi mercredi, Porte de Versailles à Paris.
    A mercredi pour plus d'informations...


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    dimanche 14 septembre 2008

    [VMworld 08] Les fonctionnalités de ESX 4.0 devraient être dévoilées

    L'excellent blog virtualization.info de Alessandro donne quelques éléments sur les fonctionnalités que VMware devrait annoncer lors de VMworld 08 (la suite, mardi !). Tout ceci faisant partie du fameux ESX 4.0, qui est visiblement entre les mains de certains bêta testeurs.

    • 64bit kernel and console operating system (COS)
    • clustered VirtualCenter Servers
    • ESX hosts profile management
    • cross-hosts virtual networking
    • 8-way virtual SMP
    • virtual machines fault tolerance across multiple hosts (the famous Continuous Availability presented last year)
    Il semblerait en effet que la version 4 intègre , des fonctionnalités dans l'air du temps comme l'arrêt/ démarrage des machines à la demande (fonctionnalité très Green), le fait de pouvoir augmenter la mémoire à la volée, un meilleur support du stockage (SAS, IDE natif) ainsi que le thin provisionning et le load balancing des machines virtuelles . La fonction Record & Replay dont Mendel Rosemblum a fait plusieurs démos lors des derniers VMworld, devrait être elle aussi faire partie du lot. A suivre ...


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    [ENGLISH] VMworld 2008 : What to expect from CISCO [a little revolution]

    In terms of virtualization, all eyes are turned to Cisco, few days before the opening of VMworld (I will cover the event, stay tuned).
    Last week, I had a little discussion with Carlos Escapa, EMEA Director at VMware (see video in french), and it was pretty obvious that VMware and Cisco were working together (R&D) to find a way of doing better virtualization, and improve communication between network and virtual machines.
    We will know more next Tuesday, but it seems that at VMworld in Las Vegas next week, Cisco may be announcing a new network technology called DVN (Distributed Virtual Networking) , a virtual networking management solution. DVN should include a virtual switch named (DVS) and various networking tools specific to virtual machines. This virtual switch will be embeded in ESX/ESXi (version 4 ?).
    It would be possible to create VLANs. Another feature probably called "VMotion Network", would (like VMotion is doing) be able to migrate virtual machines from one server to another if the network fails. At last, APIs would allow third parties switches to be connected. Cisco take advantage of its new NXOS, available with its new switches Nexus. vFrame and DVN would be complementary.


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    mercredi 10 septembre 2008

    VMworld 2008 : Mais que trame CISCO ? [une mini révolution]


    En matière de virtualisation, Cisco est l'objet de toutes les attentions.
    Dans mon entretien vidéo avec Carlos Escapa, Directeur Europe du Sud de VMware la semaine dernière, ce dernier laissait entendre que VMware et Cisco travaillaient activement ensemble (R&D) pour faire en sorte que le réseau et les machines virtuelles puissent interagir intelligemment.
    On en saura plus mardi prochain, mais il semblerait que lors de VMworld à Las Vegas la semaine prochaine (j'y serais), Cisco annoncera en effet une nouvelle technologie réseau baptisé DVN (pour Distributed Virtual Networking), une solution d'administration des commutateurs du réseau. DVN incluerait un commutateur virtuel (DVS),
    et diverses technologie réseau adaptées aux machines virtuelles. Comme son nom l'indique, un commutateur virtuel (ou logique), reprenant les fonctions d'un commutateur physique serait embarqué dans ESX/ESXi (version 4 ?). Il serait possible de créer des VLAN, et de manager ces commutateurs virtuels comme des commutateurs physiques mais depuis la console VMware. Que de simplification entre le réseau et les machines virtuelles ! Il semblerait aussi quune fonctionnalité du nom de Network VMotion, permettrait (comme le VMotion "standard") de migrer les machines virtuelles d'un serveur à l'autre si un problème réseau se présente. Enfin, ces commutateurs virtuels embarqueraient des API afin de rendre possible l'utilisation de technologies réseau au dessus de VMware Infrastructure. Cisco se serait appuyé sur son os NXOS, disponible avec ses commutateurs de course Nexus. DVN et vFrame (technologie I/O) seraient complémentaires. Tout cela, pour simplifier la gestion du réseau lorsqu'il est connecté dans une infrastructure virtuelle. Rappelons que Cisco a acquis 1,6 % du capital de VMware, soit un investissement de 150 millions de dollars. Pas étonnant que la R&D commune soit fructueuse.
    Mardi prochain, une session spéciale devrait être proposée aux journalistes. Restez connectés, on devrait en savoir plus à ce moment là.


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    mardi 9 septembre 2008

    Mendel Rosemblum quitte VMware


    Alessandro Pirelli, analyste et auteur du blog très populaire www.virtualization.info a annoncé dans un post cet après-midi que Mendel Rosemblum, co-fondateur de VMware avait finalement donné sa démission. On en attendait pas moins de sa part, depuis que Diane Greene, son épouse, avait été licenciée en Juillet, et remplacée par Paul Maritz, un ancien d'EMC et Microsoft.
    Mendel, universitaire avant tout, (à Stanford), avait bâti la société avec Diane. Celle-ci partie, il semblait logique qu'il suive le même chemin.

    Alessandro Pirelli, analyste et auteur du blog très populaire www.virtualization.info a annoncé dans un post cet après-midi que Mendel Rosemblum, co-fondateur de VMware avait finalement donné sa démission. On en attendait pas moins de sa part, depuis que Diane Greene, son épouse, avait été licenciée en Juillet, et remplacée par Paul Maritz, un ancien d'EMC et Microsoft.
    Mendel, universitaire avant tout, (à Stanford), avait bâti la société avec Diane. Celle-ci partie, il semblait logique qu'il suive le même chemin.
    Certains craignent que cette nouvelle démission (Richard Sarwal, Executive Vice President of R&D, a également démissionné il y a quelques jours) ne soit le point de départ d'une longue série. Une bonne partie des employés sont chez VMware depuis sa création, et vouaient une réelle admiration pour le couple Mendel/Diane. Mendel était considéré par certains (et il en avait l'allure !) comme un chercheur en informatique génial, sorte de Einstein de la virtualisation. Les 10 000 visiteurs (14 000 cette année parait-il) de VMworld attendaient avec impatience les keynotes futuristes du chercheur, qui avait déjà la tête dans la virtualisation du prochain siècle. La vision technologique de VMware reposait sur ses épaules.
    Mais il n'y a pas de surprise. En mars dernier, lors de VMworld Europe, les deux fondateurs ne semblaient plus tout à fait à l'aise dans leur propre société. La start-up est devenue la pierre angulaire des infrastructures, et faire face à Microsoft semblait au dessus de leurs forces (de leur envie ?).
    A une heure où Microsoft déploie l'artillerie lourde pour contrer VMware, à une heure où VMware doit rester innovant, à une heure où un méchant bug a entaché la crédibilité de l'éditeur, un chaos interne est du plus mal venu.
    La semaine prochaine, Paul Maritz va avoir un beau challenge à relever : convaincre les 14 000 spectateurs de son keynote à VMworld, qu'il ne va pas faire couler VMware.

    Actualisation : Mendel Rosemblum retournerait à Stanford faire ce qu'il a toujours aimé. Selon le NY Times, Paul Chan, le vice-président de développement produit aurait lui aussi démissionné. Depuis cette rafale d'annonces, l'action de VMware aurait déjà chuté de 7 %. A croire que tous se sont donnés le mot pour saboter VMworld, qui ouvre ses portes Lundi.



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    VMware parle (un peu) du futur [video]

    J'ai eu l'occasion de m'entretenir quelques minutes avec Carlos Escapa, Directeur Europe du Sud de VMware. Il est toujours aussi difficile de savoir ce que trame VMware en terme de stratégie, même si l'éditeur semble toujours confiant malgré la pression montante de la part des concurrents. Quelques éléments seront peut-être dévoilés lors de VMworld la semaine prochaine (rappelons que j'y serais !)
    Quelques points intéressants cependant, VMware travaille désormais sur les métadata des machines virtuelles, et travaille de près avec Cisco. A suivre !


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    mardi 8 juillet 2008

    Grands changements chez VMware [au revoir, Diane]


    Une belle page se tourne chez VMware. Diane Greene, CEO historique vient d'être débarquée. Elle est remplacée par Paul Maritz, qui arrive tout droit de EMC, après avoir passé 14 ans chez ...Microsoft. Résultats en légère baisse de la société (les prévisions pour les résultats de ce trimestre seraient inférieurs à ceux attendus), et l'annonce de la sortie de Hyper-V par Microsoft sont certainement deux des raisons qui a poussé le board à changer de CEO.
    Selon la Tribune, depuis la nouvelle, le titre VMware souffre terriblement. "Il a fondu de près de 30% et s'échange à 38,91 dollars. Sa capitalisation boursière a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le début de l'année" indique le quotidien.


    La démission de Diane Greene a déjà fait le tour des blogs américains, certains regrettant le départ visiblement forcé de cette femme dynamique qui a bâti, avec son mari Mendel Rosenblum, la notoriété de la société. De ce qu'on avait pu en voir, elle était appréciée. D'autres applaudissent le choix des actionnaires.

    Pourtant, finalement, rien de si surprenant. Lors de VMworld Europe en février dernier, nous avions évoqué, avec un de mes chers confrères (il se reconnaîtra), le fait que VMware allait probablement devoir changer de leaders, tant la société avait changé depuis ses débuts, et tant les enjeux devenaient importants. Avec tout le respect que l'on doit à Diane, elle ne semblait plus avoir les épaules assez solides pour rester le CEO d'une société dont les produits deviennent une pièce maîtresse des infrastructures.
    Lors des interviews données à la presse, Diane -était-ce le décalage horaire ?- nous avait parue bien lasse, et peu déterminée à engager un combat avec ses nouveaux concurrents de taille. Moi qui avait eu la chance de la rencontrer deux fois auparavant, ce n'était plus la même, décevante dans ses réponses aux "qu'allez vous faire pour contrer Microsoft?" Il y avait quelquechose de cassé au royaume de VMware. On avait attribué cela aux effets collatéraux de l'IPO.

    Quoiqu'il en soit, on ne connait pas, du moins via le communiqué, les vraies raisons du changement. Certains pensent que les désaccords entre Joe Tucci, CEO de EMC (détenteur de VMware) et Diane Greene étaient trop nombreux. Si tel est le cas, la citation de ce dernier dans le communiqué, qui souhaite à Diane "every success in the future" semble sonner bien faux.
    D'autres pensent même que le reste du board "historique" risque d'y passer aussi, à savoir notamment Mendel Rosenblum, CTO et époux de Diane.


    Et Maritz dans tout ça ? Lui semble avoir le CV qui tue, pour faire rebondir un VMware en légère perte de vitesse. Charismatique, plus de 14 ans chez Microsoft, en tant que spécialiste Windows, SQL...puis fondateur en 2003 de la société Pi, spécialisée dans le Cloud Computing, rachetée ensuite par EMC, il semble avoir toutes les qualités requises. Le Cloud computing et faire face à Microsoft étant deux axes stratégiques de VMware, Maritz semble être l'homme qui tombe à pic. Qui d'autre pourrait savoir comment réagir face à un Microsoft qui fanfaronne depuis la sortie de son hyper-V la semaine dernière ? Maritz a aussi un passé chez Intel, et certains, qui sont persuadés que EMC va revendre VMware à Intel, y voient là un signe.

    La suite nous dira si VMware va se sentir pousser de ailes, ou si le départ de Diane annonce le début de la fin (personnellement, cela me semble peu probable). Certains dans la blogosphère assurent que ces chamboulements permettront à Microsoft de remporter la bataille sur le marché de la virtualisation. Mais n'auraient-il pas oublié que Microsoft vient aussi de perdre Bill Gates ? Et comme dirait une autre de mes connaissances férues de virtualisation -il se reconnaîtra aussi- Microsoft, sans Gates, n'arrivera pas à vaincre la suprématie de VMware et de ESX.


    Goodbye Diane, and good luck, it was a pleasure to meet you.



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    lundi 7 juillet 2008

    VMware a enfin son Club Utilisateurs en France


    Les utilisateurs de VMware ont enfin leur club !
    La première réunion s'est tenue il y a quelques jours, et le bilan est plutôt positif. Olivier Parcollet, un des trois leaders de ce tout nouveau "Club U", nous a fait un compte rendu de la soirée.

    "L'ambiance était plutôt sereine. Tout a été mis sur la table avec un très gros accent sur Site Recovery Manager. La seule critique a concerné Virtual Center qui semble plus lent à réagir aujourd'hui que dans les versions précédentes " explique Olivier Parcollet.
    "Ce qui fait frémir les utilisateurs VMware ?
    La V4 bien sûr ! (qui devrait arriver d'ici la fin de l'année, ndlr). Mais aussi Site Recovery Manager. Beaucoup de questions ont été posées aux intervenants de VMware présents à cette première réusnion" poursuit-il.
    Olivier Parcollet a d'ailleurs publié un compte-rendu complet de la première réunion sur le forum du Club Utilisateur. Si l'on en croit les commentaires postés sur ce forum, les questions tournent en effet sur SRM, mais aussi sur VDI, et VMSafe.
    Pour ceux qui souhaitent s'inscrire au Club Utilisateurs VMware : Sophie Outters gère les inscriptions (soutters@vmware.com). La prochaine réunion aura visiblement lieu le 22 octobre, pour faire un retour sur VMworld (à Las Vegas du 15 au 18 Septembre) et sur les nouveautés de la rentrée.


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